- Accueil
- FR
- Notre impact
- ProspeKtive
ProspeKtive
À la une
Et si le problème n’était pas l’espace ?
À chaque fois que l’on évoque l’inclusion des personnes autistes dans les espaces de travail, les mêmes recommandations reviennent : réduire le bruit, contrôler la lumière, créer des espaces refuges, limiter les stimulations sensorielles. Est-ce bien là le cœur de la problématique ? Suffit-il de réformer l’espace organisationnel ?
Urbanisme et santé mentale
Longtemps, la santé en urbanisme a été abordée sous l’angle des pathologies physiques : qualité de l’air, activité physique, maladies cardiovasculaires. Ces enjeux demeurent essentiels. Cependant, un déplacement s’opère aujourd’hui dans la littérature scientifique : la santé mentale s’impose comme une dimension majeure de la santé environnementale.
Apprendre à la campagne : réflexions autour d’un centre de formation en milieu rural
Le réseau des Maisons Familiales Rurales se distingue, comme son nom l’indique, par des implantations en milieu rural. Cela signifie que nos centres de formation sont plus ou moins éloignés des grands centres urbains. Dans un contexte de forte concurrence dans le domaine de la formation, de telles implantations peuvent paraître peu propices à l’attractivité pour les jeunes (et moins jeunes) que nous accueillons. La MFR de Maltot se situe à quelques kilomètres de Caen, sans autre moyen de s’y rendre que la route. Elle forme certes de futurs acteurs de l’agriculture ou du paysage qui par nature sont familiers de la ruralité, mais elle forme également de futurs acteurs du service à la personne, de la sécurité ou de la vente, peut-être davantage attirés par une offre de formation plus urbaine. Pourtant, notre site attire les jeunes et une fois chez nous, ils s’y sentent bien. Notre hypothèse réside en partie dans l’importance du site dans cette satisfaction : le château de Maltot.
Fatigue cognitive et espaces de travail : ce que l'open space ne montre pas
L’open space s’est installé, presque sans débat, comme une évidence organisationnelle. On l’associe volontiers à la circulation de l’information, à la disponibilité des équipes, à une forme de modernité dans le travail — l’image est séduisante (ArchDaily, 2017). Et pourtant, quand on regarde ce qui se joue au quotidien, une autre réalité apparaît. Plus discrète, moins « spectaculaire », mais très concrète : la fatigue cognitive. Elle ne fait pas irruption sous forme d’incident. Elle s’infiltre et s’installe dans la répétition de petits efforts : rester concentré, gérer les sollicitations, absorber l’imprévu, tout en continuant à produire un travail de qualité.
Donner une mémoire aux murs pour optimiser les flux et transformer l’expérience de travail
Et si votre bâtiment pouvait se souvenir ? Aujourd’hui, nos espaces de travail souffrent d’une forme d’amnésie économique et organisationnelle. Chaque jour, ils recommencent à zéro, allumant des étages vides et chauffant des bureaux fantômes, comme s’ils n’avaient retenu aucune leçon de la veille. Pourtant, la compréhension approfondie de la dynamique des utilisateurs se révèle essentielle face aux coûts immobiliers, représentant entre 10 et 20% du coût total du travail (X. Baron, 2011). Face à ce constat, la question est double : pourquoi et comment ?